Olivier Mosset

Olivier Mosset, Prophète de la schtroumpfitude

L’ image ci-dessous vient d’une vidéo placée sur le site du Musée d’art Contemporain de Lyon, où Mosset a une expo jusqu’au 31 décembre 2010.

A l’instant de cet arrêt sur image l’artiste nous parle des caissons qui sont derrière lui et voici ce qu’il en dit : « Un mur existe comme une peinture, mais s’il peut se déplacer, il fonctionne alors comme une sculpture et c’est cela le principe de cette installation. Mais un des problèmes ici, c’est l’idée de « display », c’est à dire la manière dont on dispose les choses. En effet, le pilier de soutien de l’immeuble que vous voyez plus loin, c’est quelque chose que l’on peut regarder comme un élément artistique. L’installation est donc aussi une manière de désacraliser l’oeuvre d’art en proposant équivalence entre elle et ce pilier qui n’est pas une oeuvre d’art ».(vous pouvez vérifier la réalité de ces propos en allant sur le site du MAC Lyon).

Ainsi parle donc le modeste et miséricordieux Mosset, lorsqu’il ne monte pas son Harley Davidson sur les routes californiennes, avec toujours cette constante volonté de «désacraliser», «d’interroger cet interstice entre ce qui est et ce qui n’est pas», d’interroger aussi la peinture sans relâche depuis 40 ans à travers ses gigantesques monochromes connus dans le monde entier «qui sont, dit-il, de la peinture, puisqu’ils sont effectivement le résultat d’un Travail de peinture».