Le Daubisme, vous connaissez? : C’est quand l’art duchampo-gauchiste insoumis se pare du gilet jaune

Sommaire de la chronique n° 80 :

1- Impudence unlimited : quand l’art duchampo-gauchiste insoumis se pare du gilet jaune

2 – Protestons contre l’ubuesque dirigisme artistique d’État   !

3- Le scandale d’un détournement très « art contemporain »

4 – « Il y a une énorme envie d’art contemporain en région : La flash-collection du FRAC-Ile de France De l’origine limousine des FRAC

5 – L’ultime baroud  d’honneur d’un FRAC

6 – Eric Hatton, archétype de l’artiste conceptualo-bidulaireet « casseur de codes« 

7 – Le FRAC-Lorraine vous propose des visites guidées avec vos bambins en poussette

8 – On vient de retrouver l’auteur de ces deux étrons

9 – De l’ubuesque dirigisme artistique d’État

10 – Les FRAC à fond la caisse

11 – Des « fabriques de contre-savoir »  au FRAC-Lorraine

12 – Au sujet des gros pneus plaqués-or de l’exquis Claude Lévêque à l’Opéra de Paris

13- Le Daubisme, vous connaissez  ?

 

************************

1- Impudence unlimited : quand l’art duchampo-gauchiste insoumis se pare du gilet jaune

 A – ça récupère

et une « réparation  » pour Kader Attia…une!

 

Le financial-artiste Kader Attia invite les artistes le samedi 23 février prochain, à sa « Colonie » pour « penser l’implication concrète des artistes et des intellectuels dans le mouvement des gilets jaunes ». …Avec la participation de quantité d’autres sbires représentants de cette arrogance élitaire de l’art d’Etat, qui ,  justement, a bien contribué lui aussi à générer la poussée de fièvre jaune.

Plus d’infos :

http://www.lacolonie.paris/agenda/appel-aux-artistes-et-a-tous-les-autres

 

B- ça enfume :

Beaux-Arts Mag., le magazine de l’art – signe d’appartenance de classe et de la spéculation artistico-financière, lance un grand débat sur la culture… Ben voyons ! pourquoi se gêner quand ça peut enfumer pour mieux conforter un système lucratif !

Le Ministre de la Culture soutient l’opération….Bien voyons ! pourquoi se gêner quand ça peut noyer les poissons , pour mieux promouvoir la même culture de classe avec l’argent des déclassés.

Plus d’infos :

https://www.beauxarts.com/grand-format/beaux-arts-lance-le-grand-debat-de-la-culture/

 

****************************

2 – Protestons contre l’ubuesque dirigisme artistique d’État !

la pétition relayée par Marianne dans un dossier de 7 pages consacré au foutage de gueule de l’art contemporain

 

texte court mais important dans Marianne

Yellow attitude au Palais Royal

 

Nous avons, aujourd’hui en France, un Etat capable de faire voter une loi pour protéger une liberté de d’expression artistique de type « Plug anal », quand, simultanément, il occulte et ringardise 90 % de la création actuelle…

Nous avons un Etat capable de se doter d’une bureaucratie des plus soviétiques au service d’une spéculation financière des plus capitalistes.

Nous avons un ministère de la culture dont l’action est de plus en plus contreproductive pour la reconnaissance de la richesse et de la diversité de la création actuelle

D’où cette lettre ouverte-pétition contre la politique ahurissante de l’Etat, et qui a, en une semaine, recueilli près de 5000 signatures au 23 février 2018.

Formulée par un noyau d’artistes, critiques d’art, essayistes, :

* Rémy Aron, peintre-ex président de la Maison Des Artistes ; Jean-Pierre Cramoisan, critique d’art ; Aude de Kerros, essayiste ; François Derivery, peintre et essayiste ; Jean-Philippe Domecq, écrivain ; Nicole Esterolle, critique d’art-essayiste ; Christine Fabre, céramiste ; Dominique Furne, adjointe à la culture Villeneuve d’Asq ; Pierre Lamalattie, peintre et écrivain ; Franck Longelin, peintre ; Luis Porquet, critique d’art ; Yves Michaud, essayiste ; Marie Morel, artiste ; Christian Noorbergen, critique d’art ; Claude Roffat, éditeur ; Marie Sallantin, peintre-essayiste ; Philippe Sauvan-Magnet, galeriste ; Pierre Souchaud, peintre ; Béatrice Soulié, galeriste ; Alain Troyas, Maître de conférences- Université de Montpellier;

elle est portée par Rémy Aron , artiste peintre, ex-président de l’Association Maison des Artistes (20 000 adhérents) , qui avait démissionné l’an dernier de ce poste, complétement découragé devant l’humiliation, la disqualification et le mépris qu’il subissent depuis quarante ans de la part des tenants artistes et/ou fonctionnaires de l’appareil institutionnel.

 

Texte de la lettre ouverte de Rémy Aron:

 Exigeons le respect de  la diversité artistique ! Stop au dirigisme d’État !

Il faut redéfinir  l’intervention de l’État dans le champ de la création artistique !

Nous demandons  la création d’un groupe de travail parlementaire sur la question de l’intervention de l’Etat  dans le champ de la création artistique et pour que les options artistiques institutionnelles s’ouvrent à la diversité de l’art d’aujourd’hui.

La France est, depuis quarante ans, l’Etat le plus interventionniste du monde en matière de  création artistique, avec notamment sa Délégation aux Arts plastiques du Ministère, ses Fonds Régionaux d’Art Contemporain, son système de subventionnement et de soutien  à la création.

Mais malgré ce dirigisme, ou à cause de lui, la France n’est plus une référence pour l’art dans le monde, après l’avoir pourtant été pendant des décennies, en attirant des artistes du monde entier et en rassemblant tous les courants de l’art, des avant gardes à l’académisme, sans exclusion.

Il est maintenant reconnu par la plupart des acteurs de l’art en notre pays, que ce système aujourd’hui quarantenaire a été des  plus contre-productifs avec les effets suivants :

– Exclusion des lieux institutionnels de la plupart des artistes, et  en conséquence, disqualification d’une partie égale de la création actuelle

– Survalorisation des créations de nature conceptuelle et posturale au détriment de la mise en forme sensible, de « l’intelligence de la main »,  et du savoir-faire proprement pictural.

– Disqualification et disparition des galeries d’art non-alignées sur l’esthétique « Art Contemporain », internationalisable et financiarisable.

– Inféodation de nature structurelle du dispositif public à la spéculation financière privée globalisée.

– Suppression dans les Ecoles d’art de l’Etat de l’apprentissage des arts du dessin (dessin, peinture, sculpture, gravure), contribuant à la disparition des pratiques… Les enseignements de haut niveau sont interrompus.

–  Acquisitions de quantité d’œuvres d’art « Art Contemporain » sans valeur durable pour  les collections publiques, et qui occupent la majeure partie de celles-ci.

– Généralisation  et banalisation de pratiques opaques de collusion et conflits d’intérêts public-privé, qui ne pourraient être admises dans aucun autre domaine.

– Echec total du Ministère à convaincre le grand marché international, de la valeur des artistes français agréés par le Ministère. ( il existe 200  « inspecteurs de la création », mais il n’y a  pas un seul artiste français  au Top 200 des artistes visibles dans le monde ! ). Il faut que la France reprenne toute sa place dans sa véritable diversité créatrice.

Ces dysfonctionnements ravageurs pour l’image de la culture française et pour l’art lui-même, en même temps que  coûteux en argent public, étant d’origine structurelle, il est nécessaire et urgent que se mette en place une instance extérieure à l’appareil institutionnel.  Cette instance réfléchira et proposera des réformes possibles, pour que l’état contribue efficacement à la richesse et à la diversité de l’art d’aujourd’hui.

Nous pensons que l’Assemblée Nationale est la mieux habilitée  pour se doter de cette instance d’audit et de propositions.

–  Audit auprès  des représentants des divers secteurs ou réseaux de l’art actuel : associations et syndicats d’artistes ; galeries de diverses « tendances » ; collectionneurs de tous types ; acteurs institutionnels, associatifs ou privés ; critiques d’art  de différentes obédiences ; historiens , sociologues et essayistes reconnus qui ont publié d’importants ouvrages sur la question.

– Publication d’un rapport – état des lieux

– Propositions de réorganisation structurelle tant au niveau de l’Etat, que des régions, des départements et des villes, avec coordination entre tous ces niveaux, dans le sens d’une vraie décentralisation des responsabilités et d’une moindre emprise de l’Etat… et d’un moindre coût en argent public.

– Et enfin que le parlement soit en droit de demander des informations sur le montant des prix d’achat et subventions afin d’établir une transparence comme c’est le cas dans tous les Ministères quand il s’agit d’usage de l’argent du contribuable.

Rémy Aron
Artiste peintre
Président de l’Association française des arts – plastiques
Ancien président de La Maison des Artistes (2005/2018)

Pour signer cette lettre : http://chng.it/SSPgddKjhn

******************************

3- Le scandale d’un détournement très « art contemporain »

Voici le texte du Monde :

 

En amont de la belle histoire d’une « aide pour les plasticiens » décrite par le texte du Monde que je vous joins, il y a la réalité cachée d’une donation privée destinée à aider les artistes de toutes « tendances », mais scandaleusement détournée de son rôle initial au profit exclusif des artistes et autres agents de l’esthétique conceptualo-installationniste d’Etat.

Certes, les transgressions d’ordre éthique autant qu’esthétiques sont inhérentes à l’art dit contemporain, elles le nourrissent et sont d’autant plus « performatives », qu’elles sont scandaleuses pour le citoyen moyen. Certes, on en a pris l’habitude et on n’est plus à un scandale près dans ce genre particulier de l’AC,   où la dérogation à la loi est devenue « la loi du genre »…Mais ce détournement là, vraiment, c’est un sommet du genre !

Au départ, il y a eu ces deux généreuses donations pour aider les artistes nécessiteux, vieux ou malades : l’une d’Adèle de Rothschild et l’autre des sœurs Smith-Champion. Ces deux très importants legs furent réunis en 1976, avant l’arrivée de Lang, par Bernard Anthonioz, pour constituer la FNAGP (Fondation nationale des Arts Graphiques et plastiques), qui, à ses débuts, joua parfaitement son rôle.

Mais depuis le début des années 80, on assista à une emprise de plus en plus implacable des agents de l’art d’Etat sur cette Fondation, pour en faire un outil, parmi autres FRAC, CRAC et et MAC, de promotion de l’ « esthétique » ministérielle au service de celle du grand marché spéculatif.

Et c’est ainsi que l’on voit aujourd’hui Guillaume Cerruti, le président du Conseil d’administration de ce qui est appelé désormais « La fondation des artistes » avoir par ailleurs la fonction de Président de Christie’s-Monde après avoir été chef de cabinet d’Aillagon….Parfaite illustration de la collusion intérêts privés et administration publique, qui se pratique en toute impunité dans les réseaux de l’art dit contemporain qui ont phagocyté la dite Fondation , comme ils essaient de phagocyter l’Académie des Beaux-Arts.

Et c’est ainsi que les bureaux de l’Association Maison des Artistes, longtemps logés au rez-de chaussée de l’hôtel Salomon de Rothschild, ont été relégués dans quelque comble ou bâtiment annexe, pour ne pas faire tache sans doute en proximité du très huppé « Grand bal jaune » après FIAC annuel…

Et c’est ainsi que (comme il est écrit dans l’article du Monde) « La fondation ne touchant pas de subventions de l’Etat, » on voit l’Etat, à l’inverse, pomper l’argent de la fondation pour le redistribuer aux artistes agréés et déjà généreusement subventionnés par lui.

une oeuvre bidulaire de Nina Calli

Et c’est ainsi que l’on peut voir à la Maison des Arts Bernard Antonioz à Nogent, dans la cadre d’une exposition intitulée «  la vérité n’est pas la vérité » (ben voyons !…), l’œuvre ultra-contemporaine de l’artiste Nina Canelli, et ,dans le grand salon de l’Hôtel de la rue Berryer, le sol joliment défoncé de l’artiste Fukami.

FNAGP

https://levadrouilleururbain.wordpress.com/2019/02/06/le-scandale-dun-detournement-tres-art-contemporain-par-nicole-esterolle/

*************************

4 – « Il y a une énorme envie d’art contemporain en région … »

 …C’est en tous cas ce que nous affirme sans rire Claire Jacquet, la directrice du Frac (Fonds Régional d’Art Contemporain) Aquitaine, selon ce dossier ( scan 01 joint) paru dans le Journal des Arts du 1 02 2019, et intitulé : « Programme hors les murs : alibi ou raison d’être des FRAC ? »…

Les FRAC seraient-ils en recherche d’une « raison d’être » en dehors de leur « être – en – soi » qui partirait en eau de boudin? C’est ce que semble sournoisement insinuer la question de ce quinzomadaire des arts pourtant farouchement correct et pro-système.

Une « énorme envie », qui justifierait donc que les FRAC se répandassent auprès des populations périphériques, rurales ou défavorisées, avides de cette contemporanéité artistique internationale dont on les aurait cruellement privées depuis trop longtemps.

Alors les FRAC entreprennent donc d’aller vers ce public en demande pressante: celui des foyers d’accueil, celui des établissement pénitentiaires, des EHPAD, de hôpitaux, des centres de redressement, des lycées, des collèges, des écoles maternelles…Celui aussi des chapelles, châteaux, Musées où leurs œuvres conceptualo-bidulaires pourront côtoyer les grands œuvres patrimoniales et se prévaloir de leur public ainsi détourné vers elles…

« C’est du détournement de mineurs, de majeurs et de vieillards », m’écrit un ami scandalisé….Un acte très grave, qu’il faudrait selon lui attaquer en justice comme «  crime imprescriptible contre l’esprit ».

Il y va fort mon ami, mais c’est vrai que la manœuvre a tout de l’endoctrinement de la pire espèce totalitaire, du bouclier humain, du décervelage ubuesque de masse, de l’abus faiblesse caractérisé et de l’ instrumentalisation de catégories sociales vulnérables…Et tout cela pour faire du chiffre de fréquentation, pour servir d’alibi (contre il est écrit dans l’article) et pour justifier le salaire des fonctionnaires d’un dispositif au service d’une propagande culturelle totalement délirante, comme le montre l’hilarant  « petit inventaire des modes de transports » que je vous joins (scan 02).

https://levadrouilleururbain.wordpress.com/2019/02/14/il-y-a-une-enorme-envie-dart-contemporain-en-region-par-nicole-esterolle-billet-dhumeur/?fbclid=IwAR13OarJqVWczlKnWNQASHpVH6PdSCW5TtF-3whrUXB-pvplb63MIYJA-HA

 

La flash-collection du FRAC-Ile de FRance

Des Caisses rouges pour satisfaire une énorme envie d’art contemporain en région

Flash Collection – la caisse dite « Vadrot »

https://www.fraciledefrance.com/flash-collection-saison-2/

 

Parmi ces modes de « nomadisme dispersif » des FRAC, il y a la « Flash collection » lancée en septembre 2016 par le FRAC Île – de – France, pour les lycées franciliens, à partir d’un module itinérant conçu par l’artiste-prof-galeriste-curator-critique-designer Olivier Vadrot, contenant une sélection d’œuvres de petit format, dont je vous vous joins aussi un très éloquent aperçu ( scan 03) .Jointe aussi l’image 05 de la caisse à roulettes dite « caisse Vadrot » pour y mettre les reproductions d’œuvres.

« Lors des séances en classes, au-delà d’une démarche pédagogique, s’établit un questionnement et une réflexion autour du sens de ce qui est nommé « art », de ce qui est et fait œuvre dans notre société»…Ben voyons Ginette !

et qu’y a t’il dans une caisse ? Il y a plein de petites surprises bidulaires comme celles-ci

De l’origine limousine des FRAC

Jean Fraisseix, l’ « inventeur » des FRAC

Il est indispensable, puisqu’il est question des FRAC, de rendre ici hommage à celui qui fut sans doute à l’origine de ce dispositif unique au monde installé par Claude Mollard : Jean Fraisseix (image 06), décédé en octobre 2008, qui fut, de 1952 à 1989, maire d’Eymoutiers en Corrèze, médecin généraliste, collectionneur, artistes sculpteur à ses heures, bon vivant, compagnon de pêche à la truite de Paul Reyberolle, organisateur d’expositions d’art plutôt singulier en son Hôtel de ville.

C’est donc ce très atypique édile limousin, passionné d’art, capable de faire d’une traite, un aller-retour au musée de l’excellent François Cheval à Dôle, pour voir une expo Ed Paschke qu’on lui avait signalée, qui, en 1975, sut convaincre un certain nombre de ses collègues maires de villes des départements de Creuse, Corrèze et Haute -Vienne, de cotiser à hauteur d’un franc par an et par habitant, pour la constitution d’une collection régionale d’art qu’il appela FACLIM (Fonds Régional d’Art Contemporain Limousin).

Le FACLIM permettait ainsi aux municipalités de disposer d’un stock d’oeuvres à accrocher dans les salles de réception de leurs Hôtels de Ville, ou bien à grouper pour des expositions itinérantes dans les établissements scolaires ou ailleurs, afin de révéler au populations reculées du Limousin la réalité de la création plastique contemporaine. Une sorte de commission « paritaire » décidait des achats d’oeuvres d’artistes régionaux et nationaux, puisqu’à cette époque la conformité à la norme «  internationale » n’était pas encore une exigence impérative.

C’est en 1981, si mes souvenirs sont bons, qu’arrivent François Mitterrand à la présidence de la République, Jack Lang au Ministère de la Culture et Claude Mollard à la mise en place des nouvelles structures institutionnelles dédiées à l’art contemporain. Et c’est alors que l’idée de fonds régionaux d’art de type FACLIM fait son chemin vers le Ministère, à travers la commission Troche et l’un de ses membres, le peintre Henry Cueco, qui vit alors à Uzerche et connaît bien ce qu’a réalisé Jean Fraisseix. Et c’est ainsi que naissent les 22 FRAC pour autant de régions…

Le FRAC Limousin absorbe donc le FACLIM et sa collection ( ce qui lui donne une sorte d’avance à l’allumage sur les autres FRAC), en même temps que Jean Fraisseix en est débarqué pour incompatibilité d’humeur.( Tout comme il s’était éjecté du parti communiste en 1961).

On connaît la suite, pressentie par Jean Fraisseix : Claude Mollard débarqué lui aussi des structures qu’il avait créées et surtout abandon par son successeur Monsieur Bozo du principe des commissions paritaires à « quatre pieds » , comprenant des représentants 1-des politiques, 2-de l’administration, 3-des publics et 4- des artistes. Monsieur Bozo considérant qu’il était plus facile de gérer tout ça entre spécialistes c’est-à-dire en écartant les artistes (tous des chieurs) et les publics (tous des ploucs)… ou alors en les remplaçant par des potiches mondaines de province aux ordres des « spécialistes » du Ministère central.

 

Et c’est ainsi que depuis trente ans, nous sommes dans une situation où l’on assiste au développement exclusif des « effets pervers » nés d’une bonne idée initiale, d’une généreuse intention complètement retournée sur elle-même, pour ne plus favoriser que le sectarisme borné ou le communautarisme délirant de réseaux institutionnels ou para-institutionnels à la fois subventionnés et liés au grand banditisme artistico-financier spéculatif , sans foi ni loi, ignorant le commun des artistes et méprisant toute règle d’ordre éthique autant qu’esthétique.

https://levadrouilleururbain.wordpress.com/2019/02/14/il-y-a-une-enorme-envie-dart-contemporain-en-region-par-nicole-esterolle-billet-dhumeur/

***************************

5 – L’ultime baroud  d’honneur d’un FRAC

Voici quelques récentes et ultimes acquisitions conceptualo-bidulairesdu FRAC –Normandie, avant sa fermeture définitive imminente , pour cause de pénurie de subventionnement de la part d’un Etat dont les caisses sont de plus en plus désespérément vides.

8300 € la petite installation de Mac Adams

Cette œuvre avec pot de fleur renversé est celle que je préfère car elle est la plus illustrative de la violence symbolique et de la puissance terrorisante d’un discours capable d’imposer en tant qu’ art une telle évidente stupidité.

Vous trouverez toutes les infos concernant les acquisitions sur le site du FRAC concerné.

Ces derniers achats sont donc à considérer comme la dernière fanfaronnade ou bouffée d’arrogance d’un système perfusé depuis quarante ans par l’argent public et se trouvant aujourd’hui à la fin d’un processus de dégénérescence consanguine fatale…

Cet appareil bureaucratique sait très bien que les œuvres qu’il achète et a achetées, sont à 80 % vides de tout contenu vraiment artistique , mais seulement portées par un discours intello-spéculatoire totalement délirant et psychogène. Il sait confusément que tous ces bidules invraisemblables ne vaudront même plus, dans 15 ans, le prix de la caisse qui les protège pudiquement des regards, quand ce discours se sera auto-dissout dans sa propre ineptie, et que se posera alors le problème de leur envoi à la déchetterie la plus proche et à la poubelle de l’histoire de l’art.

En attendant, ce FRAC normand et tous les autres continuent à claquer l’argent public en achetant entre eux, très cher et pour un quasi non public, le même type d’art de classe, survalorisé par les réseaux spéculatifs, sur-conceptualisé, duchampisé, questionnatoire et postural à fond pour sur-jouer le contemporain et/ou international. (en excluant, ringardisant et « gilet-jaunissant »  bien sûr l’ art de la mise en forme sensible, de l’intelligence de la main et du coeur)

Voici donc cinq décisions d’achat exemplaires, qui ont été prises lors du comité technique d’achat du 16 juillet 2018.

-Notons que les prix astronomiques attribués à ces petites grotesqueries, se veulent à la mesure du niveau d’exigence et de compétence que prétendent avoir les experts de ce comité.

-Notons que pour la plupart, elles ont été achetées à des galeries de très haut-niveau d’internationalité financière, ceci justifiant également la hauteur de leurs prix…

-Notons que les propositions d’acquisition proviennent presque toutes de la Directrice du FRAC, qui connaît bien la valeur des produits en circulation sur les circuits du financial-art avec lesquels elle est professionnellement en contact étroit … Le reste du comité semblant n’être là que pour entériner ses décisions …avant d’aller ensuite fêter ça ensemble dans la brasserie d’à côté… au frais de la princesse.

-Notons enfin les noms des membres du comité technique présents le 16 juillet (avec parmi eux, une « assistante scientifique »…Ben oui, il faut ce qu’il faut !) , car il me semble bon de désigner précisément les responsables de cette opération de gaspillage de sens et d’argent public (avec tout ce que l’on peut subodorer de copinage, consanguinage, réseautage, collusion et conflits d’intérêts privés-publics) :

 

Mme Véronique SOUBEN, Directrice du Frac Normandie Rouen, Mme Kathleen RAHN, Directrice du Kunstverein, Hanovre, Allemagne, Mme Audrey ILLOUZ, Critique d’art, commissaire d’exposition, Ludovic BUREL, Artiste, commissaire d’exposition, éditeur

Membre avec voix consultative :Jérôme FELIN, Conseiller Arts Plastiques à la Drac Normandie

Secrétaire de séance :Mme Christine MORICE, Responsable de l’administration au Frac Normandie Rouen

Y assistait :Mme Coralie DUPINET, assistante scientifique au Frac Normandie Rouen

Et voici quelques autres œuvres achetées :

 

Katinka Bock

une eouvre de Katinka Bock

« Some », 2015 sculpture céramique, bois, sangle, tissu Pièce unique. Prix : 9 000 euros

 

 Ulla Von Brandenbourg

« Falten & Körper, Fisch (Plis & Corps, Poisson) », 2017 – installation -tissu, chlore, bois

Pièce unique -249 x 145 cm et 242 x 63 cm.Montant : 22 000 euros ramené à 16 000 euros

Galerie Art Concept, Paris. (Proposition de Véronique Souben )

 

************************

6 – Eric Hatton, archétype de l’artiste conceptualo-bidulaire et « casseur de codes« 

Et voilà, en images jointes, trois œuvres de Eric Hatton, archétype de l’artiste conceptualo-bidulaire international dont raffolent les FRAC et les CAC et que les petites galeries municipales subventionnées de province s’arrachent.

Eric Hatton à la BF 15 de Lyon

La première image est celle de son expo à la galerie BF15 de Lyon pour laquelle il avait entassé tous les meubles pour boucher les ouvertures et les placards pendant un mois…réduisant le nombreux personnel et le public au chômage technique…(ce qui ne changeait rien au désoeuvrement habituel du premier et à l’ absence du second)

Eric Hattan au CAC Quimper

L’artiste est un agréé du Ministère pour le « cassage de codes » et il déclare : « La réorganisation de vêtements, de mobilier, socles ou écrans joue dans mon œuvre un rôle décisif. J’interroge les lieux, les architectures et les situations de la vie quotidienne en brisant leur ordonnancement et en contournant le prétendu équilibre du monde. »

 

Au CAC de Pougues les Eaux

Alors , j’entends d’ici vos sarcasmes, vous les intolérants incultes, qui ne comprennent pas « l’intelligence et la subtilité » des experts du sectarisme d’Etat et de la consanguinité dégénérative des réseaux institutionnels productrice de ce genre de performatif foutage de gueule, signe d’appartenance aux classes supérieures…Oui, vous n’avec pas le sens de l’humour, tas de ruraux sub-urbains bloqueurs de ronds-points, populistes, réacs anti-contemporains…mais oui, vous avez raison de résister à ces misérables stratégies de décervelage collectif au service de la mondialisation de l’inepte.

 

Le FRAC-Lorraine vous propose des visites guidées avec vos bambins en poussette

« Vous avez des enfants en bas âge ? Vous pensez que les visites de musées ne sont pas faites pour vous ? Le Frac vous accueille avec vos enfants en poussette ou en écharpe pour une visite adaptée, pause couche autorisée. »

En panne de plus en plus avérée de public, les FRACs sont prêts à tout pour attirer tous les publics.

Les voici maintenant séduisant le public des parents de d’enfants en bas-âge après celui des foyers d’accueil, celui des établissement pénitentiaires, des EHPAD, de hôpitaux, des centres de redressement, des lycées, des collèges, des écoles maternelles…Celui aussi des chapelles, châteaux, Musées où leurs œuvres conceptualo-bidulaires pourront côtoyer les grands œuvres patrimoniales et se prévaloir de leur public ainsi détourné vers elles…

https://www.fraclorraine.org/explorez/rencontres/652

 

7 – Le FRAC-Lorraine vous propose des visites guidées avec vos bambins en poussette

 

« Vous avez des enfants en bas âge ? Vous pensez que les visites de musées ne sont pas faites pour vous ? Le Frac vous accueille avec vos enfants en poussette ou en écharpe pour une visite adaptée, pause couche autorisée. »

En panne de plus en plus avérée de public, les FRACs sont prêts à tout pour attirer tous les publics.

Les voici maintenant séduisant le public des parents de d’enfants en bas-âge après celui des foyers d’accueil, celui des établissement pénitentiaires, des EHPAD, de hôpitaux, des centres de redressement, des lycées, des collèges, des écoles maternelles…Celui aussi des chapelles, châteaux, Musées où leurs œuvres conceptualo-bidulaires pourront côtoyer les grands œuvres patrimoniales et se prévaloir de leur public ainsi détourné vers elles…

https://www.fraclorraine.org/explorez/rencontres/652

 

************************

8 – On vient de retrouver l’auteur de ces deux étrons

 

Dans la cour de la Biblothèque Nationale

Ils sont installés dans la cour de la Bibliothèque Nationale et financé par le Ministère de la Culture… Lequel Ministère devrait être supprimé, car s’il n’existait pas, personne n’aurait financé ces deux grotesqueries , comme des milliers d’autres du même type de modernité, qui parsèment le dispositif public dédié à l’art dit contemporain.

Nous sommes ici dans un au-delà de la laideur, dans une méta-laideur signe de distinction de classe, qui pose moins un problème d’ordre esthétique, que moral, politique et surtout juridique…Il faudra en effet bientôt ouvrir de dossier de cet art dit contemporain, sous l’angle collusion, corruption, conflits d’intérêts…tous ces ingrédients qui, au bout du compte, produisent cette laideur contemporainisée, intellectualisée et financiarisée.

Nous apprenons donc que cette « sculpture » est de l’artiste international autrichien Franz West qui en avait fait une autre en forme de saucisse en 2005 pour orner à grand frais d’argent public l’entrée du Musée des Abattoirs de Toulouse…en hommage à la fameuse saucisse de la même ville et pour évoquer la tripaille sanguinolente qui jonchait les sols du temps où les abattoirs étaient en activité)

le boudin rose

Vous avez ici le lien vers le joli empaquetage discursif du « boudin rose » ( c’est ainsi que le nomment les habitants du quartier) rédigé par le service de communication du Musée des Abattoirs…Lisez un peu : c’est à s’en tordre les boyaux…ou à en vomir tripes et boyaux

 

https://www.lesabattoirs.org/blog/des-histoires-doeuvres/franz-west-agoraphobia-2005

 

***************************

9 – De l’ubuesque dirigisme artistique d’État

 Pourquoi accompagner de notre signature la lettre de Rémy Aron à l’Assemblée Nationale

Par Aude de Kerros

 

l ‘ « Uburen » de Christian Zeimert

 La pétition-lettre ouverte  lancée par Rémy Aron, l’ex-président de la Maison Des Artistes (qui obtient près de 4000 signatures après une semaine de mise en ligne),  demande la mise en place d’un groupe de travail parlementaire sur la question de l’ubuesque  « dirigisme artistique d’Etat »…

 

Il me semble que Rémy Aron, ex-Président de la Maison des Artistes, artiste lui-même est une des très rares personnes en France à avoir une vue à la fois d’ensemble et de l’intérieur de la réalité diverse et complexe, mal connue de la vie artistique en France. Il connaît aussi la situation dans divers autres pays pour avoir voyagé et s’y être intéressé de près[AdK1] . Enfin il connaît les artistes de tous les courants et le monde de l’art qui les entoure.

Je ne connais pas de fonctionnaire de la culture aujourd’hui en France ayant une connaissance aussi complète du milieu.

Toutes choses qui lui donnent une forte légitimité pour écrire cette lettre. Sa démission de la Maison des Artistes, l’ayant libéré de son devoir de réserve.

Pourquoi a-t-il trouvé important d’interpeller l’Assemblée Nationale ?

D’abord parce que c’est une façon démocratique d’agir, ensuite parce que la situation actuelle est une conséquence directe de l’action de l’Etat depuis de nombreuses décennies.

En effet, le pays qui était la référence mondiale de la création et de la liberté, qui avait le privilège reconnu d’être le seul à avoir sur son territoire tous les courants artistiques, de l’académisme le plus virtuose à la dernière avant- garde, est devenu pour ainsi dire le seul pays à avoir un art officiel, à avoir choisi un unique courant artistique, dont la référence et modèle sont le marché new yorkais.

Le fait de l’existence d’un désaccord avec l’Etat de la plus grande partie des artistes, n’est pas reconnu par l’establishment : élus, intellectuels, personnels administratifs et médiatiques, milieux économiques au pouvoir.  Il n’y a pas de dissidence artistique en France ! C’est officiel ! Pourquoi, me direz-vous ? Parce que, théoriquement, elle ne peut pas exister : la France est un pays démocratique exemplaire, qui a inventé les « Droits de l’Homme ».

Et pourtant… pour les curieux, voici la bibliographie d’une centaine de plumes dissidentes faite en 2008 par Laurent Danchin: une réalité difficile à nier.

https://www.lestamp.com/biblio.l.danchin.art.contemporain.htm

Autant d’ouvrages en quasi totalité exclus des bibliothèques des Ecoles des Beaux-Arts et des « Archives de la critique d’art »… Garder cette précieuse bibliographie par devers vous et faites-la circuler autant que vous le pourrez. .

Le système français de l’art est en effet une vertueuse chimère !  Des fonctionnaires ayant la capacité régalienne de déclarer qui est « contemporain » ou pas, décident de ce fait qui est « artiste » ou non. C’est pourquoi il ne peut pas exister en France « d’artiste contemporain » non reconnu et subventionné par l’Etat. Tour de prestidigitation sémantique admirable ! Ce système d’Etat a ce pouvoir parce qu’il vit en harmonie avec un système de marché, qui n’est pas un vrai marché parce que financiarisé et contrôlé par des réseaux étrangers à l’Etat. Ainsi allons-nous, en France, en avant, à fond la caisse, publique et privée !

Le résultat est que le système français n’est qu’un immense conflit d’intérêts d’une opacité qui a ma connaissance n’existe dans aucun autre pays

Il a tué par concurrence déloyale le marché libre et prospectif de l’art et toute référence alternative au « mainstream » et de ce fait toute possibilité d’en vivre quand on est un artiste indépendant

Il existe, en raison de cela, une véritable dissidence artistique en France qui a depuis trente ans reconnu les faits et fait l’analyse. Ceux qui y appartiennent viennent de tous les courants artistiques de l’Académisme au conceptuel, leur vue commune de la supercherie n’est pas politique, elle est simplement la reconnaissance commune d’une réalité niée. Il a fallu beaucoup de temps pour que l’accusation, la seule existant contre eux, de « fascistes », ne terrorise plus et que les faits soient reconnus.

De cette dissidence paradoxale dans une France cool, le Ministère de la culture ignore tout.

Nathalie Heinich, sociologue qui a eu de nombreuses commandes d’enquêtes du Ministère de la Culture pour étudier le milieu de l’art, s’est toujours étonnée que l’on ne lui demande jamais d’enquêter sur la dissidence, sur la critique cultivée de « l’Art contemporain », alors qu’on lui demandait d’étudier de près les comportements de rejet du public anonyme, des expositions et manifestations de l’AC patronnées par l’Etat. Rejet qui ne pouvait être à leurs yeux que bêtement et ignoblement « populiste ».

Alors, pourquoi signer une pétition ?

Sans doute pour donner une information sur la situation réelle du monde de l’art, face à « l’Union des artistes luttant contre le fascisme et vertueux gardiens des subventions». Cependant, l’invisible n’est pas néant et une signature comme celle-ci donne une réalité, une visibilité, une mesure qui aurait pu apparaître dans les enquêtes dont Nathalie Heinich n’a jamais eu la commande.

Quels sont les moyens d’action ?

1 – Il est possible d’invoquer la justice face aux conflits d’intérêts omniprésents dans l’action de l’Etat. Le droit les sanctionne mais les procès ne sont pas à la portée de l’artiste non conforme.

2 – Faire honte aux grands médias de leur complicité, c’est ce que font quelques plumes, avec succès, car cela diminue leur crédibilité.

3- Multiplier les tracasseries avec pétitions, demande d’être reçus par l’Assemblée Nationale, etc. C’est ce que nous pouvons faire maintenant.

Les résultats immédiats importent peu. L’usure est à l’oeuvre. Les responsables de cette politique sont désormais regardés, jugés et perdent tous les jours prestige et légitimité.

Ce qui vient après ? En général à force de vide, de stérilité, de sénilité, la mort survient soudaine et fulgurante, à l’occasion de trois fois rien.

 

C’est ce que l’on a pu observer à la fin du système soviétique et de Mao dont on connaît aujourd’hui de multiples récits. Lors du dernier Congrès de l’Union des Ecrivains Soviétiques, peu de temps avant l’effondrement du système Soviétique, un auteur, s’est levé pour poser une question incongrue:

 

« Comment se fait-il que l’Union des Ecrivains ait publié et diffusé tant de livres, et qu’aucun de ces livres, si soigneusement sélectionnés, n’ait jamais connu la ferveur du public ? »

De fait, il n’est rien resté de la production littéraire ayant obéi aux normes de l’Etat Soviétique.

Donc faisons tout !  Et commençons par cette pétition :

Pour lire cette lettre ouverte et la signer vous aussi :

 http://chng.it/SSPgddKjhn

 

**********************

10 – Les FRAC à fond la caisse

 

Les FRAC, ou le royaume de la caisse.

L’ensemble des collections des FRAC (Fonds Régionaux d’Art Contemporain) comprenant ceux de la Réunion, de la Corse et de Nouvelle Calédonie, contient, après bientôt 40 ans d’existence, des dizaines de milliers d’œuvres, dont, une majorité (70% environ ) de conceptualo-bidulaires, inregardables, volumineuses, biscornues, contondantes et cependant de constitution fragile . Ces milliers œuvres exigent donc , pour leur protection et transport , un effort de fabrication et gestion d’autant de caisses en bois de sapin, constituant la partie centrale du travail du personnel de ces institutions et un sujet de préoccupation permanent .

Directrice de FRAC en recherche d’orgasme mental sur une caisse contenant un petit homme vert de Fabrice Hyber

Et c’est ainsi que l’empaquetage physique de l’œuvre prend autant d’ importance que son emballage discursif…Et c’est ainsi que, dans ce milieu où le discours sur l’art remplace l’art, et où le contenant prime sur l’éventuel et non-nécessaire contenu, la caisse devient, comme le baratin de la notice explicative , un sujet obsessionnel  pour les personnels à tous les niveaux de la hiérarchie …La caisse devient donc pour la gent fraqueuse, l’ objet d’art lui-même, permettant en outre d’oublier ce qu’elle contient… qui n’a d’ailleurs aucun sens ni intérêt pour personne , puisque personne ne verra ces oeuvres destinée à un l’entretien d’un non-public.

.

La caisse est donc envahissante, et on a calculé que , si on place toutes les caisses de FRAC les unes à côté des autres, l’ensemble fera la longueur du périphérique parisien…C’est dire à quel point, en bureaucratie fracosphèrique, on est cerné par les caisses et comment l’enflure du contenant se fait au détriment du contenu ainsi asphyxié…C’est dire aussi que toute expo de FRAC ne doit être considérée que comme la partie émergée d’un gigantesque stockage sous-jacent…C’est dire aussi l’ampleur du travail d’enfouissement ou de mise en déchetterie, quand, dans une quinzaine d’année , on aura compris que 70% de ces œuvres ne valent pas un clou quelque soit le mode d’évaluation , et ne sont que le produit d’un délire bureaucratique de type néo-soviétique en collusion avec le grand capital spéculateur.

 

Pour illustrer cette obsession de la caisse en FRAC,

les sous-sol d’un FRAC

un ami lillois m’a raconté une histoire assez croquignole, qui s’est passée dans le cadre de ART’UP, la foire d’art de Lille., il y a 3 ou 4 ans.

Les organisateurs de cette foire, avaient offert, dans un accès de déférence hypocrite envers l’institutionnalité DRAC – Aubry – culturocrates locaux, un stand au FRAC –Nord-Pas de Calais, qui était alors en plein déménagement vers de somptueux nouveaux locaux. La directrice * d’alors accepta l’offre, avec cette idée très « in-situationniste» d’exposer les caisses elles-mêmes, comme « questionnement sur la  translation spatio-temporelle   de l’œuvre d’art dans son rapport au public » ( Ben voyons, Ginette ! )… Et elle exigea que la moquette standard de son stand soit remplacée par un revêtement plus souple et agréable à la déambulation autour des caisses et favorisant ainsi le questionnement de chacun sur leur contenu et son insondable mystère… L’installation était comme de bien entendu, assortie d’un enrobage discursif d’une absconcité et d’une cuistrerie si compactes, qu’à la lecture de cinq lignes on tombait immédiatement en raide épilepsie, sur le sol moelleux prévu à cet effet.

 

* Autant que je m’en souvienne : après plainte de ses subordonnés pour maltraitance psychologique, cette directrice du FRAC – Nord a ensuite été exfiltrèe par les agents du Ministère vers la direction de l’école des Beaux –Arts de Bourges. Mais après les hurlements de terreur des professeurs de cet établissement, on a dû la caser sur un boulot plus modeste au Magasin de Grenoble… Aux dernières nouvelles Il paraît que la « terrible fouetteuse » Hilde Teerlinck est en fait au palais de Tokyo où, selon toute vraisemblance, elle dut être recueillie par Jean Carrelet de Loisy d’Arcelot dans le cadre du programme de sauvetage des naufragés de l’art contemporain (le SNAC)

*****************************

11 – Des « fabriques de contre-savoir »  au FRAC-Lorraine

L’événement nous est signalé par une page entière de M, le supplément branché dominical du Monde, sous la plume de la journaliste spécialiste du marché du financial art, Roxana Azimi.

Une pleine page pour satisfaire quelques lecteurs en mal de signes de distinction et de références pour initiés, tels que ce John Latham encore « méconnu en France »

Artiste conceptuel britannique né en 1921, John Latham débute son parcours artistique avec la peinture au pistolet et réalise des pulvérisations, il est très vite influencé par l’art performatif et participe en 1966 au « Symposium sur la destruction dans l’art » au coté d’artistes du mouvement Fluxus. A cette période, il emprunte à l’école d’art où il enseigne l’ouvrage «  Art and Culture » de Clement Greenberg et invite ses étudiants à le mâcher puis à le cracher dans une fiole lors d’une performance intitulée «  Spit and Chew » (cracher et mâcher).Un long processus chimique de transformation s’ensuit pendant un an avant que l’ouvrage ne soit rendu à l’école sous forme liquide qualifiée d’«Essence de Greenberg». Nous informe le dossier de presse…C’est dire le degré de performativité de cet artiste qui eut comme assistante Laure Prouvost qui représentera la France à la prochaine Biennale de Venise, accompagnée par le fameux kid des banlieues Medhi Meclat, alias l’ordurier, raciste et homophobe Marcelin Deschamps, coqueluche du duchampo-gauchisme journaleux tendance LOL…
https://patricehuchet.com/2018/12/26/john-latham-fabriques-de-contre-savoirs-au-frac-lorraine/

Le FRAC – Lorraine conserve donc son titre de « pire FRAC de la duchamposphère »….

 

**************************

12 – Au sujet des gros pneus plaqués-or de l’exquis Claude Lévêque à l’Opéra de Paris

 

 

On a échappé semble-t-il aux tulipes de Koons, mais on n’échappera pas aux deux gigantesques pneus de tracteur qui vont orner pendant un an l’escalier intérieur de l’Opéra de Paris à l’occasion de ses 350 ans ..L’artiste se défend pour sa part de toute provocation et déclare : « C’est comme un carrousel, une invitation à la danse, à la valse ».

Il faut dire que Claude Lévêque peut tout se permettre, puisqu’il fait partie de la dizaine de « plasticiens » français internationalisables et « bankables »… même si aucun d’eux n’a réussi à l’être malgré l’énorme soutien dont ils ont tous pu bénéficier pour cela de la part de l’Etat français et de l’argent public.

L’artiste dit avoir « puisé ses influences, dans les milieux festifs parisiens des années 80 » où il était un « ambianceur » reconnu des nuits blanches branchées de la capitale.

Reconverti ensuite à l’art contemporain, il devint très vite le meilleur « installateur d’atmosphères » dans les lieux de culture et d’art contemporain institutionnels qui raffolent de ses propositions répulsives pour le plus commun des mortels, mais distinguantes pour le moins commun. Il a d’ailleurs affirmé lui-même « qu’une oeuvre est réussie quand on ne peut la supporter plus de trois secondes ».

une oeuvre de Claude Lévèque

Fervent adepte du tube néon en référence dit-il à « l’Être et le Néon » de Jean-Paul Sartre, il a commis quelques fameuses œuvres avec ce luminescent support. Citons notamment « Je suis une merde », « Mon cul, ma vie, mes couilles »  et « Ta gueule », dont je vous joins les images.

Les œuvres de cet artiste majeur de la scène franco-française sont présentées par la galerie financière Kamel Mennour et sont dans la Collection Yvon Lambert. Elles figurent aussi dans la plupart des FRAC et des Musées dédiés à ce type d’art.

Bien évidemment , ces gros pneus vont déclencher l’inévitable polémique qui va faire monter la cote de l’artiste sur le marché spéculatif….Mais au-delà de ça, voici les bonnes questions à se poser je crois, et qui pourraient être un bel objet d’investigation journalistique:

  • Quelle est la proportion d’amateurs d’art lyrique qui aiment ces grands pneus ? A-t-on le droit d’en imposer la vue cela à ceux qui n’aiment pas ?
  • Cette œuvre est-elle vraiment nécessaire pour améliorer l’image de l’établissement ou élargir son public ?
  • Quelles sont nommément les personnes, de quelle instance, au cours de quelle réunion ou déjeuner en ville, qui ont pris la décision de choisir cet artiste pour lui passer commande de ces pneus ? ….Ou alors, l’artiste ayant été choisi par ces mêmes gens, est-ce lui qui a proposé les pneus qui ont été ensuite acceptés par eux à condition qu’ils soient plaqués-or ?
  • Quel est le rôle du Ministère de la Culture dans cette opération ? Est-il concerné ? Quel est son niveau d’intervention dans le choix des pneumatiques ? Est-ce Stéphane Lissner, directeur de l’établissement , qui a pris seul les décisions ?
  • Quel est exactement l’implication de la galerie Kamel Mennour ?
  • Ne peut-on subodorer à cet endroit quelque camaraderie, collusion ou conflit d’intérêts privés-publics de la plus belle facture ?
  • Qu’en pensent les ténors de la critique d’art française ? N’ont-ils pas honte de ne pouvoir rien dire sur le sujet ? Comment se fait-il qu’un critique de cinéma puisse s’honorer d’éreinter un film de Besson, alors qu’un critique d’art doit s’aplatir devant les stupidités avérées d’un Lévêque, sous peine de sanctions de la part de son milieu?
  • Qu’en pensent Madame Hidalgo et son adjoint aux affres culturelles parisiennes?
  • Quel est le coût total de l’oeuvre et quelle en est la part revenant à l’artiste ?
  • Sachant que l’Opéra de Paris est un des établissements publics les plus subventionnés, n’y avait-il pas d’autres dépenses plus opportunes à effectuer avec cet argent citoyen?
  • N’y a-t-il pas là perverse manière d’inciter les « gilets jaunes » à poursuivre leur combat ?

 

**************************

13 – Le Daubisme , vous connaissez?

 

une daube conceptuao-bidulaire de FRAC

Le Daubisme est un mouvement artistique nouveau et intéressant, qui va plus loin que le gaucho- duchampisme bidulaire, le processualo-discursivisme, le support-surfascisme, la yellow attitude, le pop-art et le street-art réunis.

Ce Daub’art été créé en Juin 2018 par l’artiste Kilat et théorisé par le fameux esthéticologue Bibi Daubermann dans son ouvrage « Coup de grisou dans le PAF » (Ed. Minuit ).

Il revendique un mauvais goût transcendantal comme signe distinctif de non- distinction et tel que le sociologue sportif de combat Pierre Bourdieu ne l’avait pas prévu. ( ni même Nathalie Heinich)

Ni de droite , ni de gauche, et pas même au centre, le daub’art est trans-genre et trans-culturel. Il est une synthèse entre le financial – art international assaisonné au jus de cerveau, de type Koons, Mc Carthy, Favier et Cattelan, et l’ art rural buissonnier sans adjuvants d’aucune sorte.

C’est un art où l’absurde, le mauvais goût, la vulgarité, la bêtise intello, la dérision, le foutrage de gueule, le cynisme, sont poussés encore plus loin, comme gage de contemporanéité, comme signe de distinction et d’appartenance de classe.

On aime, ou on n’aime pas … c’est selon son éducation et sa typologie socio-cul.

Ce daub’art est présenté en images dans le N° 13 de la Gazette de Nicole, dont je vous joins ici le lien d’accès :

https://www.yumpu.com/fr/document/view/62419158/la-gazette-de-nicole-013

N°13 qui présente aussi les artistes suivants :

Claudette Espallergues, Louis Pons, Adrian Marcucci , Claude Bolduc, Hector Gonzalez Herrero, Jennifer J.Renzel, Marie Vidon, Mike wilks, Yvon Taillandier, Francek, Igor Hofbauer, Aude Carbone.

la gazette de Nicole n° 14

https://www.yumpu.com/fr/document/read/62475655/la-gazette-de-nicole-014

Antoni Tapies , Stéphane Mandelbaum , Lisette Delooz , Delphine Cadoré , Davor Vranckic , Manuel Mendive , Miguel Amate , Ray Caesar , Didier Chamizo , Céline Guichard , Denis Grrr , Stéphane Rosse

L’art animalier dans le nicolemuseum.

https://levadrouilleururbain.wordpress.com/2019/03/17/vous-aimez-les-betes-nicolemuseum-fr/

 

Ces artistes figurent dans le nicolemuseum.fr, qui en compte environ 4500.

www.nicolemuseum.fr

 

******************

14 – Tous aux abris : la figuration est de retour !…mais faut voir la daube!

Le Daubisme, vous connaissez? : C’est quand l’art duchampo-gauchiste insoumis se pare du gilet jaune