Le professeur Onfray a toujours quelque chose à dire

La chronique n° 70 de Nicole Esterolle

Sommaire

1 – Le professeur Onfray a toujours quelque chose à dire

2 – Quand Nathalie Heinich « ne prend pas parti »

3 – Le tas dans l’art contemporain

4 – Un grand moment d’art contemporain : La rencontre Lavier-Millet

5 – Le très hilarant Lavier à la Monnaie de Paris

6 – Quand les non-peintres inquestionnent la non-peinture

7 – Quand les obscurantistes bretons résistent outrageusement à l’invasion de plantes vertes dans l’art contemporain

8 – Un robot, critique d’art…

9 – Un Buren républicain et républicaine anti-buren…

10 – Une Biennale d’art « invisuel » : sans œuvres, sans expositions, sans curateurs ni galeristes…et sans public

11 – Nouvelles et graves acquisitions au FRAC – Ile de France…

12 – Quand l’Institution elle-même devient l’objet de l’oeuvre d’art

13 – De l’ultra-local à l’international…du modeste au grandiose

14 – L’ opportuniste qu’on n’attendait pas…

15 – Témoignage d’un élève diplômé des BA qui ne croit plus à l’Art Contemporain

16 – Mes récentes cueillettes sur internet

 

1 – Le professeur Onfray a toujours quelque chose à dire

Michel sur son fameux escabeau transcendantoire

Michel sur son fameux escabeau transcendantoire, où il aime prendre la pose…(Un peu cabot, en effet)…

 

Michel en pénitent noir en pleine crise d'athéite aigue

Michel en pénitent noir en pleine crise d’athéite aigue

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le  fameux professeur Onfray, philosophe bas-normand populaire et polyvalent, me rappelle le très péremptoire et fracassant professeur Rollin de l’excellent Palace de Topor et Jean-Michel Ribes…L’humour, la poésie et la folie en moins.

Voici une video du professeur Rollin : https://www.youtube.com/watch?v=dh0PuIhZTdA

Et puis voici une conférence de 2 heures du Professeur Onfray, donnée à Cannes en 2011. https://www.youtube.com/watch?v=q4jtjYNvc1Q

On y voit que celui-ci a également , « toujours quelque chose à dire », qu’ il sait tout, qu’il comprend et vous explique tout, qu’il dit la vraie vérité sur tous les sujets : cuisine, sexe, musique, religion, franc-maçonnerie, écologie, économie, psychanalyse, politique, géo-politique, peinture… et art contemporain comme il se doit.

Dans ce domaine-là aussi, M.O. démystifie, dénonce les abus, démonte les impostures et les supercheries, traque le politiquement correct et la surdétermination cachée, etc… A lui, « on ne la fait pas », on ne raconte pas d’histoires, « on n’aura pas sa liberté de penser », « on ne bourre pas le mou »… Lui, en revanche, le bourre allégrement à des auditoires de plus en plus nombreux et de plus en fascinés par son extraordinaire bagout de bateleur au service de la philosophie, du savoir et de la sagesse pour tous.

Et cela commence avec cet argument fracassant et imparable ( prendre la bande à 10mn 50 sec) pour contrer les anti-art contemporain dans une discussion de comptoir : l’art contemporain selon MO, « c’est comme le chinois…C’est un langage »…et ce n’est pas parce vous n’y comprenez rien que vous avez le droit d’affirmer , comme on l’entend trop souvent, que ça ne veut rien dire, que ce n’est pas de l’art, que c’est nul, inepte ou du « grand n’importe quoi »…Il faut vous informer avant de juger et condamner , dit-il…vous informer pour comprendre un art « qui n’a pas le public qu’il mérite » parce que mal enseigné et trop stigmatisé par les ignorants.(3 mn 40 sec)

(précisons tout de même, n’en déplaise à MO, que si le chinois est une langue vivante et ouverte, chargée historiquement et humainement, l’art contemporain n’est qu’une logique mécanique ou un système clos sur lui-même , très récemment apparu et sans « durabilité » envisageable…Ce n’est pas un langage donc : tout au plus un ramassis d’  « éléments de langage » très formatés en signes d’appartenance de classe… Et la plupart des anti art contemporain le sont, non par ignorance, mais au contraire, parce qu’ils  comprennent très bien la sociologie de son fonctionnement…qui semble échapper justement à MO )

Un art  de classe donc injustement persécuté  et victime de deux approches obligatoires opposées, mais aussi erronées l’une que l’autre et que MO, l’ultra-lucide, renvoie dos à dos, comme recto et verso d’une même déficience intellectuelle : la première pro-AC, (4 mn 30 sec) est celle de la religion de l’art contemporain et de ses différentes variétés de bigots : ceux de l’institution et ceux du grand marché ; la deuxième anti-AC, ( 5 mn 58 sec) est celle des réactionnaires de tous bords, qui font de la critique de l’AC leur « fond de commerce », comme Jean Clair, Régis Debray, André Comte –Sponville, Jean Baudrillard, Alain Finkielkraut et même Philippe Sollers… La bonne approche étant donc celle de MO, ni pro, ni anti,, mais très au-dessus de cette confrontation de bas-étage entre deux partis inconciliables… un point de vue très distancié, sans saveur ni odeur, de très haute altitude intellectuelle, et d’autant plus stratosphérique qu’il n’est que pensée pure, sans accroche matérielle ou sensible pouvant gêner son ascension vers les sommets de la vérité objective du philosophe.

Ensuite MO rappelle à son auditoire , s’il en était besoin, ( 12mn 15 sec jusqu’à 15mn 54 sec)) que les notions d’art et de beauté  sont des concepts très récents qui n’existaient pas chez les bâtisseurs de cathédrales, ni chez les tribus primitives , ni chez les peintres des grottes de Lascaux… Au sujet des motivations de ces derniers, MO est persuadé que, contrairement à nombre d’hypothèses venant d’éminents et très sérieux scientifiques, mais très fantaisistes selon lui, il s’agit d’une activité d’ordre chamanique…comme celle qu’il a détectée chez un Robert Combas (dessinateur génial et meilleur représentant d’un certain courant pré-historique dans l’art contemporain, puisque son mental n’a pas notoirement dépassé le niveau CM1 néandertalien)… Notons ici que cette croyance au chamanisme est d’ailleurs pour le moins étonnante chez quelqu’un qui par ailleurs « bouffe du curé » à tous ses repas….

Et puis, MO nous démontre (de 16mn 27 sec à 24 mn 10 sec)) que Platon et Kant étaient dans l’erreur totale en disant que « le beau est ce qui plait universellement » et qu’il y avait une « évidence de la beauté » faisant lien entre les hommes….MO prétend, lui, que bien au contraire, le beau nécessite initiation, explication et compréhension, et qu’une approche sociologique de la beauté est indispensable puisqu’elle est le produit de surdéterminations sociales et culturelles et n’ont rien a voir avec le divin…  qui n’existe d’ailleurs pas..

Et c’est alors que nous arrivons ( de 24 mn 10 sec à 28mn 10 sec) à l’axe central de la pensée onfrayenne, qui est « la mort de Dieu » entrainant donc l’interdiction de voir dans l’art toute dimension de transcendance, de mystère et de sacré… Et tout se passe comme si le discours sur l’art du philosophe bas-normand s’organisait autour de ce déni, de cette cécité, de cette béance nourricière, de cet angle mort qui devient « moteur par défaut » d’une fébrilité discursive, de cette incompétence de fond qui devient qualifiante pour une vision résolument unidirectionnelle d’un art qui ne peut être envisagé dans son en-soi ou son autonomie, mais seulement comme objet de discours du sociologue, du philosophe, de l’économiste, de l’historien, du professeur, et du chroniqueur d’art…voire comme produit de ce même discours…quand ce même discours ne devient pas lui-même objet d’art auto-explicatif.

Toute dimension de transcendance en art étant déniée, MO peut désormais juger, évaluer, expertiser avec une belle assurance, et d’autant mieux qu’il ne voit ni ne comprend rien de la réalité profonde de l’art ; l’activité explicatoire et interprétatoire du philosophe peut s’épanouir sans contrainte. Et c’est ainsi que, priorité et libre cours étant donnés à l’idée pure, MO peut affirmer telle platitude et son exact contraire dans le même mouvement oratoire ; nous ordonner de ne pas « jeter le bébé avec l’eau du bain », alors qu’il est incapable de nous dire exactement ce qu’est le bébé ni où il se situe précisément dans ce marigot putride ; vanter les vertus de l’hédonisme, tout en se refusant le plaisir de l’immédiate émotion sensible, le plaisir de l’irréductible évidence de la beauté et d’un mystère que la plupart des athées comme lui reconnaissent pourtant ; fustiger l’enflure médiatique, alors qu’il est le produit de cette même enflure ; condamner « les fausses valeurs du petit monde de l’AC et de ses subversifs subventionnés » (1 H 11mn 40 sec), et, dans le même temps célébrer les vertus de Maurizio Cattelan ou d’Orlan ( 1 h 12mn 44sec) qui sont pourtant les maîtres à penser de ces mêmes petits subversifs subventionnés ; se dire ami du grand, discret et vrai artiste Gilles Aillaud et apprécier les « anartistes » de la posture et de la provocation médiatique spectaculaire ; affirmer que oui, Wim Delvoye avec sa machine à caca, ou bien l’artiste français qui a conçu le « lapin transgénique fluorescent » invitent à penser, à réfléchir sur l’être au monde, la condition humaine et ses enjeux, l’environnement et le développement durable, tout comme Orlan suscite un questionnement de fond sur l’image de soi et l’identité personnelle… bref, MO nous sert une bouillie d’idées d’origines diverses, une mixture de concepts passés dans son giro-broyeur à valeurs et références historiques… une joyeuse purée rhétorique, que peuvent ainsi facilement absorber les culturophages voraces mais « sans dents » de ses universités populaires,

Mais ce qui est le plus époustoufflant, dans cette conférence cannoise, ce sont les théories proposées par MO, si inédites et « avancées » dans le genre, que même le pire des critiques –historiens d’art de l’AICA n’oserait formuler comme ça, sans en demander l’autorisation à son président.

Ainsi, MO nous révéle-t-il ( de 28 mn 40sec à 37 mn) que tout l’art contemporain du 20 e siècle de type foutage de gueule est directement copié sur ce qu’avaient proposé les « incohérents » vers 1880…sauf que, si, pour ceux-ci, «  c’était pour rire », pour l’art contemporain, c’est du sérieux….

Ainsi, MO nous explique-t-il ( et ça, il faut oser ) que le conceptualisme duchampien est l’héritier tout à la fois, de l’avénement de la photographie, de son père qui était notaire, des incohérents qu’il a pompé sans vergogne, et y compris l’idée de « pré-fait » (ready made), de l’expressionisme, et de l’abstraction… car, comme dit l’idiot de service : « de l’abstrait au conceptuel il n’y a pas beaucoup de chemin à faire ».

Et, puis, en guise de bouquet final de ce feu d’artifice de l’idée pure première pression à froid, il y a cette théorie d’une époustouflante nouveauté émise par MO, concernant l’origine paternelle de la notion duchampienne de « performance », si fondamentale en Art contemporain … Je vous en laisse la surprise en vous indiquant d’ écouter à 43 mn exactement … Vous y retrouverez aussi chez le professeur Onfray, ce même demi-sourire de connivence, cette même suffisance enjouée, ce même phrasé énonciatif, cette même emphase déclamatoire dans l’absurdité, que celles qui ont fait le succès du professeur Rollin…

Et l’on est d’ailleurs en droit de se poser la question de savoir si, tout comme Duchamp a plagié les « incohérents », le très sérieux professeur Onfray n’a pas copié le très rigolo professeur Rollin.

Onfray et la peinture

On pourrait s’étonner, ou trouver pour le moins paradoxal d’entendre MO dire qu’il aime de vrais et grands peintres comme Vladimir Velikovic, Gilles Aillaud, Robert Combas, quand on sait qu’il n’aime ni ne peut comprendre la peinture du fait du déni de son mystère central; quand, par ailleurs, il dit aimer les conceptualo-posturaux que les vrais peintres détestent ; quand il s’interdit toute émotion esthétique ; quand donne priorité à l’analyse intellectuelle sur l’immédiateté sensible ; quand il est incapable d’appréhender l’art et la peinture sans sa grille de lecture philosophico- politico- sociologique… Mais on le comprend mieux quand on sait que pour MO , Combas est un chamane, que « Vladimir Velikovic pratique une peinture philosophique ,” il peint le réel, dit-il, sans concession, tel qu’il est, sans fioritures, loin de la décoration, dans le de?sir le plus cynique de le repre?senter tel qu’en lui-me?me. L’éternite? ne l’atteint pas.”…Quant à son amour pour Gilles Aillaud, il faut voir là plutôt une solidarité de clan entre bas-normands…

Notons également que MO ne semble éprouver d’intérêt que pour les artistes ayant atteint un haut niveau de notoriété…c’est en effet plus prudent, quand on ne connait rien à l’art et à sa substance interne, et quand, de ce fait, on se sert plus de celui-ci, qu’on ne le sert… Oui, MO est un “pense – peu” dont la pensée se fait au tris-quart dans la bouche avant d’être immédiatement livrée à ses auditoires…Un pense-vite, qui n’apporte ni ne donne rien… Virtuose dans l’enfilage de doctes platitudes, il est un encombrant verbeux parmi quantité d’autres actuelles enflures médiatiques, opportunistes et caquetantes, qui obstruent le paysage de l’art d’aujourd’hui.

2 – Quand Nathalie Heinich « ne prend pas parti »

À l’inverse de Michel Onfray, qui, ne comprenant rien à l’art, peut allègrement juger et condamner les anti comme les pro-art contemporain pour déficience mentale, la sociologue Nathalie Heinich, elle, essaie de comprendre et de ne pas juger… Dans cette vidéo, on peut la voir défendre une « neutralité axiologique » indispensable à son travail du sociologue.

https://www.youtube.com/watch?v=A3KCyoa2TkA

On ne saurait lui reprocher cette exigence de « non-engagement », puisque cette neutralité s’avère des plus productives en termes d’analyse et d’informations sur le fonctionnement du système de l’art dit contemporain. La question demeure cependant de savoir si, en prenant parti, en s’autorisant quelques jugements d’ordre éthique, sinon esthétique, elle n’irait pas plus au fond de ses analyses…

un livre clef

un livre clef

C’est d’ailleurs la question qu’elle semble se poser elle-même dans son remarquable et récent livre intitulé « Ce que l’art fait à la sociologie »… où l’on voit que l’art  existe – même pour le sociologue – de façon tout à fait étrangère et indépendante de ce que peut en « penser » Michel Onfray…

 

 

 

 

3 – Le tas dans l’art contemporain

Je vous joins ces 3 images de ma collection de tas qui s’est bien s’enrichie…

Un tas de Tara Donovan

Un tas de Tara Donovan

un tas de Thomas Hischorn

un tas de Thomas Hischorn

un tas de Vanda Viera Schmitt

un tas de Vanda Viera Schmitt

J’en ai 80 environ…merci à tous ceux qui m’ ont aidée pour ce début de recensement.

Le tas, la pile, l’entassement, l’accumulation est donc, vous l’avez remarqué comme moi, une pratique installationniste quasi obsessionnelle en art dit contemporain. Il y cependant tas et tas…Il y a les accumulations d’Arman par exemple ou des land-artistes qui ont un vrai souci d’invention et de mise en forme plastique…et puis, il y a ceux que je collectionne, qui sont la traduction ou l’illustration d’une idée préalable du genre « tiens je vais faire un tas de bonbons, ou bien de parpaings, ou de terre, ou de charbon…et cela voudra signifier ceci ou cela de ma posture d’artiste conceptuellement engagé pour une oeuvre  processuellement discursive..

Car le tas, à la fois puissant symbole de tout ce qu’on veut et vigoureux propulseur de questionnement sociétal, est l’ingrédient performatif par excellence dans l’art dit contemporain et LA référence centrale dans l’enseignement de celui-ci. Le tas est photogénique et médiagénique. Il bouscule les codes, il occupe le terrain. Il attire la subvention. Il Interpelle le regardeur. Il plait au chroniqueur d’art, etc. On en compte des centaines dans les collections publiques (je ne désespère pas de les avoir tous en images). Et je cherche toujours un psy (accessoirement historien ou sociologue de l’art) qui va se pencher sur le cas du tas et le pourquoi profond de cette pratique débilitante dans sa désespérante répétitivité.

Ma première hypothèse est celle – ci : la pulsion de mise en tas chez un artiste serait une démonstration de force pour combler une faiblesse créative, boucher une vacuité ou une carence de fond, cacher une sorte d’autisme artistique, etc…en tous cas faire en sorte qu’ une incapacité manifeste à mettre en forme ou inventer une véritable écriture plastique, devienne un critère de qualification et de reconnaissance dans le milieu de l’ardicontemporain.

Et voici ce qu’en dit Jacquie Barral, un de mes lecteurs : « le tas comme inflation du vide… on amasse : au moins ça pèse, ça s’étale, ça s’impose… oui je crois votre hypothèse tout à fait valable. Il y a aussi dans cette forme de non rangement ou de simple amoncellement, des références avec le monde du travail aussi qui sont flatteuses, qui « connotent » bien en somme et puis il y a des tas inoubliables, ceux des camps de concentrations, tas d’habits, de cheveux et là une gravité survient. Je me demande si les références au tri, au rébus, au capharnaüm organisé, ne permettent pas de faire interrogation immédiate. Sans doute suffit-il de mettre en tas quelque chose pour que l’on se pose la question du pourquoi. ça n’a pas de sens mais le public en cherche un. ça ne vaut pas tripette sur le plan artistique mais c’est toujours séduisant des choses en tas. ça meuble, ça finit par faire construction d’espace et ce n’est en rien compliqué à faire. Le déchet, la ruine etc… ça parle, ça raconte un peu là même chose à chaque fois mais ça cause bien le tas »

Ma précédente publication de 40 tas : https://www.facebook.com/photo.php?fbid=807946509335733&set=pcb.803673563096361&type=3&theater

 

4 – Un grand moment d’art contemporain : La rencontre Lavier-Millet au sommet de la cuistrerie artistique d’Etat

un grand moment d'art contemporain

un grand moment d’art contemporain avec Catherine M.

Lavier a peint en bleu cette commode

Lavier a peint en bleu cette commode et il nous explique pourquoi

On y apprend, au tout début de l’entretien, l’existence du concept d’ « objet visuel »…qui est, selon Madame Millet, « un objet que l’on voit »…à l’inverse de l’objet invisuel, qu’on ne voit pas… tel ceux présentés par Mr Guritta à la récente Biennale de Paris, consacrée à l’art invisuel… et Lavier nous explique pourquoi il a peint ce meuble en bleu…pour le rendre invisuel puisque le bleu est la couleur du concept… https://www.youtube.com/watch?v=nFIiGOyxvPk

 

 

 

 

 

5 – Le très rigolo Bertrand Lavier à la Monnaie de Paris

C’est parce qu’il est l’artiste le plus marrant sur la place de Paris et le plus fouteur de gueule devant l’Eternel, que Lavier a été reconnu par la critique d’art officielle, comme l’un des quatre ou cinq « plasticiens » les plus « majeurs » de l’art contemporain français…

Lavier exhibant le peinture faite par un âne avec sa queue

Lavier exhibant la peinture faite par un âne avec sa queue

Il était au départ horticulteur, mais « C’est lorsque je me suis aperçu que l’art contemporain n’était pas de l’art que je suis devenu artiste contemporain », dit-il lui-même, farceur comme son maître Duchamp… Et tous les nervis de la culturocratie du ministère et des réseaux subventionnés de s’exclaffer en rond pour bien marquer qu’ils sont de connivence avec cette bonne blague, pour signifier aussi qu’ils possèdent les codes permettant d’en déchiffrer la « savante » autant que kolossale finesse et qu’ils se reconnaissent entre gens de la communauté des tarés du duchampisme consanguin.

Lavier expose donc à la Monnaie de Paris, à la suite de l’autre vieux facétieux Mc Carthy du plug anal et des nains de jardins en chocolat…Il a invité autour de lui quelques autres anciens copains de rigolade, arracheurs d’affiches, préleveurs de palissades, calembourreurs effervescents et readymerdeurs forcenés.

Il y a aura, comme mentionné dans l’article de Dagen du Monde, « deux automobiles, dont l’une est une Matiz et l’autre une Picasso” (ouarf !) “séparées par six troènes et accompagnées d’un dirigeable dégonflé aux plis très élégants” (re- ouarf !)…”Il y aura aussi en guest star, Kandinski, Gasiorowski et Boltanski, trois artistes qui, comme on le voit, ont tous fait du ski » (re-re-ouarf !)…Enfin bref, on va s’en payer une bonne rondelle à la Monnaie de Paris. Il y aura aussi cette fameuse toile de l’âne Borolani, peinte avec sa queue et l’aide de Roland Dorgeles au début du 20e siècle, et que Lavier présente ici joyeusement pour bien montrer que l’art est une énorme farce, mais qui peut rapporter gros. Notons enfin l’exquise complaisance du texte de Dagen du Monde pour les facéties de nos vieilles startouilles hexagonales… Dagen , premier gros niqueur d’art sur la scène artistique française, dont la polyvalente incontinence criticailleuse peut aussi bien se mettre au service de Koons, que du « financial art brut », que de l’œuvre du sculpteur Marc Petit, que de la Collection de l’Abbaye d’Auberive…ces deux dernières étant pourtant à l’extrême opposé du cynisme laviéresque, qui plait tant à cette vieille gauche culturelle identitaire à l’indékrotuptible “bien pensance” endogamiquement correcte.

6 – Quand les non-peintres inquestionnent la non-peinture :

Une série de doctes et fumeuses  réponses à un questionnaire particulièrement niais sur la peinture.

Après 40 ans de désartification et de disqualification ministérielle de la peinture , voilà qu’elle revient…Alors , chez les anti-peinture, on se pose des questions à son sujet…Questions bien entortillées de telle sorte que les réponses le soient aussi,  autant qu’ absconses et pédantes…Questions posées par le « très peu peintre » Antoine Perrot, auxquelles répondent ici des gens comme Paul Ardenne et Catherine Millet qui ont pourtant bien œuvré pour disqualifier la peinture, et un tas d’autres  «  très peu peintres » à la picturalité terriblement  ennuyeuse et laborieuse tenant plus par son enrobage discursif que par une inventivité formelle propre…

une oeuvre du plasticien Antoine Perrot, auteur des questions sur la peinture

une oeuvre du plasticien Antoine Perrot, auteur des questions sur la peinture

Bref, un document d’époque, exprimant la panique des faux peintres et vrais posturaux, qui essaient ici d’endiguer le retour de la vraie peinture, sous des tonnes de pommade rhétorique à sodomiser les mouches…et d’essayer pitoyablement de reprendre le contrôle d’une chose qui les dépasse et à laquelle ils n’ont jamais rien compris.  (doc joint : oeuvre d’Antoine Perrot de la série « Exil »…)

voici le lien vers de document : http://pratiques-picturales.net/article30.html

Publication des 47 réponses reçues à la suite de l’envoi par Antoine Perrot d’un questionnaire à des artistes, critiques et philosophes.

Les questions étaient les suivantes :

1. À quelle peinture avez-vous affaire ou souhaitez-vous avoir affaire ? 2. Vous apparaît-il qu’existe quelque chose comme « un lieu pictural », qui serait ou ne serait pas celui de l’image ? 3. Pouvez-vous donner des exemples où l’utilisation de la peinture comme argument vous a énervé(e) ? 4. Y a-t-il des pratiques ou des discours qui, parce qu’ils bousculeraient la peinture, vous laissent perplexe ou vous semblent vivifiants ? 5. Pourquoi la peinture se maintient-elle ?

Voici les gens qui ont répondu :

Paul Ardenne, Erwan Ballan, Romain Bernini, Jérôme Boutterin, Claude Briand-Picard, Leszek Brogowski, Nicolas Chardon, Max Charvolen, Bernard Cousinier, Christophe Cuzin, Dominique de Beir, Noël Dolla, Michel Duport,Guillaume Durrieu, Serge Fauchier, Dominique Gauthier, Karim Ghaddab,Olivier Gourvil, Nicolas Guiet, Jean-Marc Huitorel, Rémi Hysbergue, Christian Jaccard, Maelle Labussière, Richard Leydier, Pierre Mabille, Maude Maris,Laurent Mazuy, Didier Mencoboni, Florence de Mèredieu, Yves Michaud,Catherine Millet, Miguel-Ange Molina, Marc Molk, Miquel Mont, Olivier Nottellet, Pascal Pesez, Philippe Richard, Christophe Robe, Baptiste Roux,Sylvie Ruaulx, Camille Saint Jacques, Daniel Schlier, Soizic Stokvis, Éric Suchère, Cédric Teissiere, Arnaud Vasseux, Emmanuelle Villard.          .

Un commentaire du philosophe  Yves Michaud : « Ce n’est pas parce que je fais partie des questionnés, mais je désapprouve les avis à l’emporte-pièce comme celui-ci. Autant vous pouvez parfois dénoncer des choses éminemment ridicules, autant vous manquez totalement du sens de la réflexion et de la discussion. ça nuit à votre crédibilité »

 

7 – Quand les obscurantistes bretons résistent outrageusement à l’invasion de plantes vertes dans l’art contemporain

les plantes aiment la musique

les plantes vertes aiment le blues

C’est une exposition de trop dans le genre installationnisme délirant, qui a décidé sans doute la municipalité de Quimper de réduire sa subvention à son Centre d’Art Contemporain appelé « Le Quartier »…Encore un outrage à l’art d’Etat, qui permet à notre pimpante nouvelle ministre de la culture de hurler à l’obscurantisme nauséabond qui « fait le jeu du Front National »…Classique dans l’indécrottable bien- pensance de vieille gauche identitaire Nouvel Obs indékrotuptibles et Cie.. Belle et exemplairement contemporaine pourtant , cette installation, « entre construction et dépotoir », où il est question de musique pour plante vertes, de chant d’oiseaux, de chewing-gums et de brumisateurs… «  un condensé de notre société, entre zen et hardcore, entre bondage et musique classique »…tout pour plaire aux culturolâtres quimpérois amateurs de questionnement sociétal et alliés objectifs du FN.

Je vous joins  un lien pour plus d’info : http://le-quartier.net/A-VENIR-MUSIQUE-POUR-PLANTE-VERTE

8 – Un robot, critique d’art...

Mr Berenson, robot -critique d'art, membre de l'AICA

Mr Berenson, robot -critique d’art, membre de l’AICA, en visite à la galerie Perrotin

Berenson, c’est son nom, et on lui a implanté, « un sens esthétique artificiel »…Il va faire concurrence, assurément, au trois quarts des critiques d’art français, membres de l’AICA, qui ont également un sens esthétique bien formaté et programmé par l’appareil bureaucratico-financier qui les a produits. (écouter au-delà de 6mn 32 sec http://robot.onscreengroup.com/berenson-le-robot-critique-dart/

 

9- Un Buren pro-républicain

un Buren aux couleurs de la République

un Buren aux couleurs de la République

Fabuleuse découverte d’un buren républicain du 18e siècle dans l’église Notre -Dame de la Daurade à Tarascon – con. … et certains continuent d’avoir honte de notre aplatisseur d’art national … et certains autres continuent de ne pas admettre qu’il est le pur produit mollardo-languien de la 5e république française…en voici la preuve 223 ans avant la Fondation Vuitton. …

et une républicaine anti-buren :

une anti-buren

une anti-buren

 

 

 

 

 

 

 

 

10 – Une Biennale d’art « invisuel » : sans œuvres, sans expositions, sans curateurs ni galeristes…et sans public

au chic parisien

au chic parisien

Coup d’envoi hier de la Biennale de Paris… délocalisée, jusqu’au 3 juillet, à Beyrouth. Et rencontre avec Alexandre Gurita, son directeur et « réinventeur » (lequel avait proposé son mariage comme sujet de diplôme à sa sortie des Beaux-arts et obtenu les félicitations d’un jury très alcoolisé http://imago.blog.lemonde.fr/2012/03/25/alexandre-gurita-lart-et-apres/ )… Lequel explique à « L’OLJ » les fondements de cette manifestation renouvelée, consacrée désormais à l’art « invisuel »… http://www.lorientlejour.com/article/993576/une-biennale-sans-oeuvres-sans-expositions-sans-curateurs-ni-galeristes.html

 

11 – Nouvelles et graves acquisitions au FRAC – Ile de France…

oeuvre de Mr Paulin au FRAC Ile de France, intitulée "notes sur l'ambiance"

oeuvre de Mr Paulin au FRAC Ile de France, intitulée « notes sur l’ambiance »

http://www.fraciledefrance.com/collection/nouvelles-acquisitions/

Il est loin le temps, dans les années 90, où Jérôme Serri, alors directeur du FRAC-Ile de France, véritable amateur et connaisseur d’art, faisait sécession avec l’incurie ministérielle…Il fut vite balayé par la toute puissante bureaucratie culturo-languienne qui depuis, a pu engranger des milliers d’œuvres du niveau de celles nouvellement acquises en 2016, comme celle-ci de Monsieur Paulin, intitulée « notes sur l’ambiance »… Rien de bien nouveau en réalité, question ambiance dans les FRAC…

Et je vous joins le lien vers la désopilante visite des Elus à Beaubourg avec Jérôme Serri http://www.musee-imaginaire-patagonie.fr/quand-des-elus-visitaient-beaubourg/

 

12 – Quand l’Institution elle-même devient l’objet de l’oeuvre d’art

12 Forever dora garciaJe cite le com de presse :

« Forever existe de par la convention qui lie l’artiste au Frac Lorraine. Elle prend la forme d’une webcam installée dans l’une des salles d’exposition du Frac et qui permet, potentiellement à l’artiste, d’observer en continu et «  à jamais  » ce qui s’y passe… ou ne s’y passe pas. 

Deux questions prinicipales sont donc soulevées : • que signifie «  à jamais » à l’échelle de vie et d’envie d’une artiste, d’une institution, d’une œuvre d’art ? • une œuvre peut-elle agir sur l’habituelle chaine de relations « artiste > œuvre d’art > institution > public » pour l’invertir en « public > institution > œuvre d’art > artiste » ?

Avec Forever, c’est l’institution et les récits qu’elle produit (d’ordre personnel, institutionnel et public) qui deviennent l’objet de l’œuvre d’art. »

Un sommet donc dans la cuistrerie institutionnalisée, fonctionnarisée, subventionnée, contemporanisée…

13 – De l’ultra-local à l’international…du modeste au grandiose

pour une réinscription locale de l'art international

pour une réinscription locale et modeste de l’art international

l’art contemporain international récupère aussi le développement durable en faisant dans l’ « ultralocal » et le questionnement sociétalo-environnemental ! Avec la bénédiction de Ségolène…

En illustration : cette installation du jeune anglais Simon Startling émergent sur la scène artistique internationale, récent lauréat du Turner Prize accélérateur de carrière pour « financial artists »…œuvre célébrant le retour à la ruralité, au local, aux circuits courts…à la modestie en quelque sorte comme le montre cette image…

Extrait du dossier de presse : “Charbon” ou COAL”, ou “Coalition pour l’ art et l’ écologie” a été créée en France en 2008 par des professionnels de l’art contemporain, le développement durable et la recherche. Trailblazing et transversale, CHARBON travaille à promouvoir une nouvelle génération d’artistes mettant l’accent sur ??les questions environnementales et sociales, en partenariat avec des espaces culturels, les ONG, les scientifiques et le monde des affaires. CHARBON organise des expositions d’art contemporain de l’environnement dans des lieux prestigieux tels que l’UNESCO et le Domaine de Chamarande et a créé en 2010 l’Art CHARBON Prix et environnement… https://ceaac.org/expositions/ultralocal

http://www.projetcoal.org/coal/en/2016/06/04/coal-pr%C3%A9sente-ultralocal-au-ceaac-strasbourg/

14- L’ opportuniste qu’on n’attendait pas…

un retraité toujours engagé

un retraité toujours engagé

On s’attendait bien à ce que, suite à l’effroyable attentat de Nice, quelque artiste parmi les questionneurs sociétaux charognards notoires,  opportunistes surfant sur la médiatisation des grands tragédies , profite de celle de Nice pour se faire de la publicité personnelle…On attendait quelque Ai Wei Wei, ou Fromanger, ou quelque petit émergent de FRAC en mal de notoriété… On est bien surpris de voir arriver sur le sujet ce vieux cheval de retour de Noël Dolla… ancien de l’”Ecole de Nice”, de l’équipe “supports-surface” ,  professeur à vie à la Villa Arson…et donc bien installé dans sa rente de situation et dans l’historicité de son personnage.

Alors bien sûr, les indéckrotuptibles champions de la bien-pensance d’en faire une grosse tartine pour célébrer le courageux engagement de l’artiste… http://mobile.lesinrocks.com/2016/07/24/arts/lartiste-nicois-noel-dolla-reagit-a-lattentat-14-juillet-11854801/

15 – Témoignage d’un élève diplômé des BA qui ne croit plus à l’Art Contemporain

oeuvre d'un post-diplomé de la Villa Arson

oeuvre d’un post-diplomé de la Villa Arson

autre oeuvre d'un post diplômé villa Arzon

autre oeuvre d’un post diplômé Villa Arson

J’ai reçu ce témoignage qui en dit long sur l’état de l’enseignement en écoles des BA “J’ai eu l’occasion de lire vos chroniques dans le Schtroumpf Emergent. Je suis un élève des Beaux-Arts de … qui vient de passer son DNA.  Je me suis senti profondément concerné par ce que vous avez pu écrire. Les « consanguins »… les « Schtroumpfs » qui imitent les financial artists… ce sont des réflexions que je me suis faites à plusieurs reprises lors de mon cursus au sein de cette école. Je ne vous ai lue que récemment, mais croyez-moi, je suis extrêmement rassuré de voir que ce que j’ai ressenti à l’égard de l’art contemporain et notamment du travail de mes collègues est parfaitement légitime, et partagé par d’autres personnes. Au fil du temps, je voyais ces amis devenir des « artistes » sans conviction, sans réelle motivation, étouffés par le système autoritaire qui nous a trop longtemps dicté quoi faire et comment. Ils en ont énormément souffert et une grande partie de ma promotion a décidé de renoncer à la possibilité de devenir artiste un jour, malgré l’émergence d’indéniables talents. Voir des ersatz de Duchamp et de Kapoor pendant 3 ans m’a profondément fatigué, et m’a aussi fait douter. En tant qu’aspirant artiste, mon seul et unique but est de transmettre une sensibilité, une pensée qui m’est propre à travers le dessin et les arts graphiques. J’ai quand même pu obtenir mon DNA -mais vous vous en doutez, sans mention et avec des commentaires mitigés de la part du jury-, mais le corps enseignant a décidé que je ne pouvais pas continuer dans le but d’obtenir mon Master. Ce qui est dommage compte tenu de mes projets concrets d’aller en Chine dans le cadre des relations internationales, et ainsi nourrir mon travail de choses autre que cet art contemporain absolument étouffant (en tous cas c’était assez concret pour que l’école en question ait accepté de m’accueillir avant même que le corps enseignant soit au courant à un certain moment de l’année, hahaha… décidément.) Je ne rejette par l’art contemporain, cependant. J’ai conscience de que ça m’a apporté, mais il est absolument hors de question que je vise un métier d’artiste dans ce paradigme.”

16- Mes récentes belles cueillettes sur internet

Après les images plutôt débilitantes figurant au-dessus, voici des images d’espoir et réconfortantes quant à l’avenir de l’art

Chacun des liens ci-dessous vous permettra de voir les images  des 40 des artistes qui y figurent et que je viens de découvrir sur internet.  https://www.facebook.com/photo.php?fbid=827676670696050&set=pcb.827677924029258&type=3&theater

https://www.facebook.com/photo.php?fbid=823929914404059&set=pcb.823931681070549&type=3&theater

https://www.facebook.com/photo.php?fbid=817329961730721&set=pcb.817331548397229&type=3&theater

https://www.facebook.com/photo.php?fbid=809720739158310&set=pcb.809722472491470&type=3&theater

https://www.facebook.com/photo.php?fbid=804894666307584&set=pcb.804897276307323&type=3&theater

https://www.facebook.com/photo.php?fbid=800015096795541&set=pcb.800017910128593&type=3&theater

Partagez ces images de l’art d’aujourd’hui !

Pour pallier aux méfaits de ce totalitarisme de l’art dit contemporain, qui survalorise le contenant au dépens du contenu, qui disqualifie et occulte 90% de la création actuelle, il y a aujourd’hui internet qui permet de donner visibilité à cette part non autorisée, mais extrordinairement riche et foisonnante de la création actuelle…Comme une flore inépuisable…

Alors il faut utiliser à fond cet outil d’information, pour collecter et faire circuler les images… pour affirmer une solidarité entre artistes contre les méfaits conjoints des spéculateurs cupides, des bureaucrates aveugles et des profs incompétents. Alors merci à tous les cueilleurs et partageurs d’images d’œuvres nouvelles et surprenantes sur facebook, merci à ces généreux chercheurs d’art, qui me (et nous) fournissent en images à partager librement. 1

Publié dans Les Chroniques de Nicole Esterolle | Commentaires fermés sur Le professeur Onfray a toujours quelque chose à dire